Témoignages d'élèves d'Alain Rieder
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Témoignages d'élèves

Merci Alain pour ton enseignement. Tu as su me ramener vers plus de musicalité tout en m'inculquant des concepts essentiels - liés notamment à la structure des morceaux. En me montrant d'où vient la batterie moderne, lors de nos écoutes analytiques d'éléments clés de la musique (sans pré-jugement de style), tu m'as offert de maîtriser d'avantage mon jeu et de mieux appréhender ma place de musicien. D’autre part, tu m'as apporté une méthodologie de travail pour longtemps ; par différentes et très patientes approches, tu as débloqué de nombreuses difficultés que j'avais rencontrées tant en vitesse qu'en coordination, ou en indépendance. J'ai aujourd'hui le sentiment d'avoir acquis plus de technique que jamais auparavant, sans lutter et en ouvrant grand mes oreilles (alors même que j'avais fréquenté, avant de te rencontrer, de très nombreux professeurs tous plus diplômés les uns que les autres). Et que dire de ton insatiable curiosité pour cet instrument, pour sa compréhension, si ce n'est qu'elle est contagieuse ! Tous les jours tu remets le métier sur l'ouvrage dans une quête de perfection. Tu es un musicien dévoué et un enseignant attentif. L'énergie et la passion que tu conjugues à cette qualité didactique que peu de professeurs ont la chance de posséder, permettent aux musiciens en devenir que sont tes élèves de trouver leur chemin et d'entendre leur voix. Alain, ce généreux amour de la batterie, et plus généralement de la musique, qui t'habite - et que tu communiques sans compter - fait de toi un de ceux qui marquent le cœur et l'esprit.
Christophe Gicquel, Février 2012

Alain Rieder… Je ne savais rien de ce monsieur, quand, m’installant à Genève en juin 2011 pour des raisons professionnelles, je décidais de m’offrir enfin la satisfaction d’un rêve, apprendre à jouer de la batterie. Il faut dire qu’à presque 60 ans, après avoir touché quatre ou cinq fois des baguettes dans ma « première vie », et tambouriné des milliers d’autres fois sur les volants et tableaux de bord de mes différentes voitures, je n’étais pas sûr de pouvoir arriver à faire quelques chose sur cet instrument qui m’avait irrésistiblement attiré depuis l’âge de 15 ans. Je vivais alors en Afrique, et j’avais été saisi littéralement par la musique des tam-tams frappés à toute heure du jour et souvent de la nuit dans le village proche, que je courrais écouter, seul petit blanc à rester là, fasciné par ces battements parfois effrénés et parfois si lents, si légers, ces mouvements de baguettes et de mains et de doigts sur des peaux brunes et tachées, qui accompagnaient des danses parfois frénétiques et parfois si évidemment érotiques ; c’était déjà pour moi de la Musique ! C’était certainement les vieilles racines de ce que je ne savais pas encore appeler le blues. Le batteur du petit groupe de rock de l’internat où je me trouvais en semaine, un bon copain de classe, m’apprit alors à sa façon, avec patience, à me servir de mes mains et de mes pieds pour battre et rebattre pendant les heures de détente le soir le « Pénitencier » qu’il jugeait idéal pour apprendre les rudiments de cet étrange instrument. Merci à ce premier professeur ; je ne connais plus son nom, mais je lui dois beaucoup. Presque 45 ans plus tard, je me décide enfin, au retour comme par hasard d’autres « aventures » africaines, à reprendre des cours, ma retraite pourtant très active me le permettant. Il était temps, plus que temps, de revivre enfin cette fascination, cette transe musicale, ce « bruit du rythme » qui ne m’avait pas quitté. Quel « diable » m’aura poussé à choisir le site de Monsieur Alain Rieder pour revivre ce rêve ? Je l’ignore et cela n’a aujourd’hui aucune importance. Voici deux ans que je suis ses cours. Nous sommes devenus des amis, mais surtout je dois à lui aussi, à ce deuxième et probablement dernier professeur, beaucoup. Alain a d’abord la patience et le goût d’enseigner que l’on peut attendre d’un professeur, sans lesquelles il aurait depuis longtemps renoncé à écouter mes coups de cymbales intempestifs, mes coups décalés de grosse caisse et mes mesures comptées au grand hasard de mes oreilles. Je vois bien quand il se met à jouer en fin de nos séances hebdomadaires quelques mesures époustouflantes « pour me montrer » ce qu’il travaille de son côté (Oui, ce professeur travaille ses cours et fait des exercices encore pour apprendre lui-même de nouvelles méthodes, de nouveau rythmes !), je vois bien alors un certain soulagement chez lui d’entendre enfin de la batterie et non plus seulement du tambour !! Alain a aussi pour lui d’aimer passionnément la musique. Je croyais avoir entendu parler du blues, du jazz. Je peux dire que depuis qu’il m’a appris à les écouter de l’intérieur, je veux dire, les baguettes à la main, j’ai une idée de ce qu’est le blues, de ce qu’est le jazz, une idée que je n’avais jamais eue, une idée qu’il m’a apprise. Je ne pense pas que sans sa maîtrise de la musique depuis 40 ans (il corrigera selon la date de ses premiers concerts et autres expériences internationales…) et surtout sans sa passion artistique, il aurait su faire passer ce qu’il m’a fait passer. Alain Rieder…, j’espère que cette fois je n’oublierai pas le nom de mon professeur quand je quitterai ces rives où j’ai ancré pour quelques temps ma barque. Je revis mon rêve de gamin ; je joue enfin de la batterie. Merci.
Jean-Philippe Ganascia, décembre 2012

Time Manipulation Drum Book
sera bientôt disponible dans une version revue et améliorée.

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